Comme nous l’avons vu précédemment, les allégations sur les produits cosmétiques doivent respecter 6 critères communs.

Au-delà de l’autorégulation du secteur des cosmétiques, où les intervenants s’engagent à respecter des règles spécifiques, chaque pays est en charge de mettre en place des organismes de contrôle.

C’est l’Europe qui vérifie que sa réglementation est mise en application. Elle demande aux organes de contrôle de chaque pays membre de faire des contrôles et de leur remonter les résultats. Le dernier rapport publié le 19 septembre 2016 explique que 10 % des allégations sont non conformes.

 

Prenons quelques exemples de ce rapport pour vous expliquer comment fonctionnent ces autorisations:

 

  1. Les états membres signalent des cas où les autorités ne respectant pas les critères éléments probants et sincérité. Parce qu’une fonction alléguée pour le produit n’était pas appuyée par des preuves suffisantes, les études disponibles n’étant pas reproductibles ou manquant de sérieux scientifique.

 

  1. Deuxième exemple : les allégations qui portent sur l’effet médicinal du produit sont considérées comme des allégations trompeuses et les plus dangereuses. Croire qu’un produit cosmétique a des effets thérapeutiques et des propriétés médicinales peut inciter à acheter un produit. Ils reportent une consultation chez un médecin et à suivre leur propre traitement.

 

  1. Prenons maintenant l’exemple des « sans » : prenons le cas d’un produit dont une des allégations est « sans paraben ». Il se trouve que les états membres considéraient qu’elle va à l’encontre du critère d’équité. Il y avait dénigrement d’ingrédients autorisés. Car oui, les parabens ne sont pas des ingrédients interdits).

Pour une crème qui indique « sans MIT », c’est le critère de conformité avec la législation qui entre ici en jeu. Le MIT est un ingrédient interdit dans les crèmes. Étant donné que de telles allégations peuvent être source de confusion pour les consommateurs. Elle peuvent accroître la pression concurrentielle sur les autres fabricants qui respectent aussi le règlement « Cosmétiques » . C’est pareil pour l’allégation « non testé sur les animaux ».

Mais alors, pourquoi 10 % des allégations étaient non conformes ? Est-ce que c’est le règne du « pas vu, pas pris » ? Nous vous laissons vous faire votre propre opinion.

Pour mettre un peu d’eau dans notre vin, autant sur certains points la règlementation est très claire, autant il reste quelques petites zones de doute. On vient de voir des exemples sur les allégations « sans ». Nombre d’États membres indiquent que les allégations portant sur l’absence d’ingrédients (ex : alcool, huiles essentielles…) sont conformes. Car il est essentiel pour vous de pouvoir éviter ces ingrédients pour certaines raisons liées par exemple aux allergies.

En raison de cette complexité, un groupe de travail existe donc sur les revendications « hypoallergénique » et « sans (ingrédient autorisé) » Le délai de tolérance s’arrête au 1er juillet 2019. Après cette date, il sera interdit de revendiquer par exemple « sans phénoxyethanol ».

 

Vous pouvez maintenant vous faire votre propre idée sur les allégations, mais ne nous croyez pas sur parole, vérifiez vous-même 😉 et partagez cet article sur vos réseaux sociaux !

 

Prochain rendez-vous sur les allégations en cosmétique : après la théorie, la vraie vie !

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